Qui n’a pas rêvé un jour d’écrire un livre ? Sans être spécialement littéraire ni parfaitement doué du talent d’écrivain, d’aussi longtemps que je me souvienne, cette idée m’a toujours traversé l’esprit et l’envie se faisant plus présente me voilà à mon tour chahuté par autant de questions : suis-je doué d’un tel art ? Comment m’y prendre ?  Quel style adopter ? S’agit-il d’un besoin de reconnaissance ou est-ce une envie irrépressible ?

Si l’écriture peut être un exutoire, un plaisir, c’est aussi un partage avec l’autre, le lecteur. Et même si l’auditoire est limité, l’écrivain en herbe doit de s’attacher au fond, à la forme, au style. Bref s’approprier une liberté de ton propre à attirer son auditoire, futur lecteur quel qu'il soit. C’est un travail de longue haleine où l’auteur se retrouve seul face à sa feuille blanche ou son écran.

Au commencement donc une envie, un désir, le plaisir d’écrire et de raconter.

Justement, j'en ai un écrivain en herbe sous la main... j'en profite pour l'interroger  : auteur de son premier essai « une journée en Cévennes », Philippe Chaussy, nous fait partager son parcours et découvrir son univers, un hymne à la nature ou comment une simple journée peut se fondre en véritables instants de bonheurs.

 

  

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Les Dénic heuses : quel lecteur es-tu et quel genre de lecture apprécies-tu ?

Philippe Chaussy : je me définirais comme un lecteur « thématique ». J’ai en effet une tendance névrotique à collectionner les livres portant sur les sujets que j’affectionne, plutôt que de m’ouvrir à d’autres.

Mes thèmes de prédilection sont les plaisirs épicuriens offerts notamment par la nature, et un bon livre doit, à mon sens, entretenir l’envie d’une existence riche de ces plaisirs.

 

LD : comment  est venu l’idée d’écrire ce livre ? D’où vient l’inspiration ?

P.C. : l’amour de la nature, et l’inspiration qui en découle, ont toujours existé en moi. C’est l’avènement de mes 40 ans qui m’a incité à coucher sur papier quelques lignes à ce sujet. Il doit s’agir du moment à partir duquel il devient primordial de laisser une trace de soi.

  

LD : combien de temps a duré la rédaction de cette nouvelle ?

P. C. : quelques week-ends pluvieux d’hiver ont suffi.

  

LD : as-tu tout de suite imaginé sa publication ? D’un point de vue pratique, comment cela se passe pour faire éditer un livre, est-ce compliqué ?

P. C. : il existe plusieurs éditeurs proposant des sites sur internet. Ces sites sont très faciles d’utilisation, et l’image de l’auteur angoissé remettant des centaines de feuilles de papier désordonnées à son éditeur est dépassée.

Il ne s’agit pas d’écrire n’importe quoi pour autant : certaines normes doivent être respectées, et un comité se prononce sur la publication de votre œuvre. La fierté d’être publié subsiste donc, même si l’on n’est pas forcément intéressé sur le plan financier.

 

 LD : justement, la publication est- elle onéreuse? A ce jour, est-ce rentable pour toi ?

P. C. : le monde de l’édition est souvent cruel pour l’auteur sur le plan économique. Il est ainsi difficile de vivre de ses droits...En ce qui me concerne, je ne suis pas intéressé sur le plan financier puisque mes royalties s’élèvent à 1€ par livre vendu. Il m’est plus important de rendre hommage à ce que l’on aime en écrivant, que de vivre de l’écriture. J’invite chaque futur auteur à adopter cette philosophie.

  

LD : as-tu un nouveau projet d’écriture ?

 P. C. : oui et il porte sur l’Automne, saison souvent dénigrée dans l’inconscient collectif alors qu’elle offre beaucoup d’opportunités de joie de vivre !

 

 

 Merci à Philippe pour son témoignage !

Son livre est disponible sur :  www.thebookedition.com

Vous y trouverez également toutes les informations nécessaires pour vous lancer dans la publication de vos écrits et réveiller l’auteur qui est en vous.

 

Stéphanie, Dénicheuse Insolite